Ma Bio

L’art est il toujours une fulgurance ?

Je suis née à la fin des années 60, dans les Alpes, juste au pied du Mont-Blanc…

Dans les années 70… j’ai aimé contempler la nature, paresser au bord des rivières, écouter le vent dans les arbres, j’ai aimé la solitude et le silence. J’ai aimé lire, écrire, dessiner… J’ai détesté les chiffres, les randonnées en montagne, le ski de fond, les sous-pulls qui grattent et le coca-cola… …Rien n’a changé…

Dans les années 80… j’ai aimé les orages, le rock, la liberté… J’ai quitté la montagne, j’ai découvert la ville : je l’ai aimée, puis détestée, puis aimée à nouveau… 

Vraiment… Rien n’a changé… 

J’ai cédé au poids de la norme… j’ai étudié pour avoir un “vrai” travail…

…J’ai appris à me cacher pour lire, pour écrire et pour dessiner…

Dans les années 90… j’ai aimé être dans la norme… J’ai eu un amoureux, nos deux premières filles, un travail “sérieux”… j’étais une femme moderne… je crois que j’étais heureuse…

…Je me cachais toujours pour lire, pour écrire et pour dessiner…

Dans les années 2000… j’ai eu une troisième fille, toujours le même amoureux… et plus de « vrai » travail : la norme ne pesait plus dans ma vie…

Je lisais… j’écrivais… je dessinais… au grand jour…

J’avais beaucoup d’amis… peut-être certains se moquaient-ils en attendant le « chef-d’oeuvre »… peut-être pas… ça m’était égal… 

 

Dans les années 2010, j’ai rencontré Foléru…  je me suis trouvée.

L’art doit il obéir à son époque ?

"Mes toiles chantent pour hier... "
Foléru

Foléru signifie “feu follet”, en patois savoyard…

Ces petites lueurs dansantes, bleutées en général mais parfois vermillons ou jaunâtres ont longtemps été prises pour des manifestations d’esprits venus hanter les cimetières ou les marais. On sait maintenant qu’il s’agit plutôt de la combustion de gaz contenus dans la terre…

Je préfère la première définition : l’esprit, l’impalpable, le mystère…

Foléru est aussi le nom que mon grand-père avait donné au petit chalet qu’il avait construit de ses mains au fond d’un vallon… le lieu de mes premiers bonheurs… j’y ai découvert l’omniprésence de la poésie dans la vie… Ce nom est un petit hommage à René, un poète du quotidien ! »

 

"...Mes toiles vivent pour aujourd'hui..."
Foléru

Foléru c’est aujourd’hui une technique qui n’appartient qu’à moi :

J’écris mes textes en volume sur ma toile, comme des bas-reliefs , la matière devient le corps du sujet…

Les couleurs à l’acrylique viennent ensuite : elles peuvent compléter le propos, symboliser l’esprit du sujet…

Elles peuvent aussi emmener le spectateur vers d’autres horizons… comme lorsque, lors d’un trajet, on superpose l’image des paysages traversés et la conversation partagée ou la musique entendue… et que la vision de ce paysage nous ramènera désormais toujours à cette conversation, à cette musique.

Foléru est métisse enfin : mélange de classique et de pop, de tradition et de rupture, de nature et de culture urbaine… pour moi qui suis un vrai produit du métissage social et culturel, Foléru est une vraie signature…

"...Mes toiles rêvent pour demain. "
Foléru